"Ce n'est pas que l'on dispose de peu de temps,
mais nous en perdons beaucoup..." : Sénèque
Invités :
Dr Laurent CHEVALLIER, nutritionniste, Impostures et vérités sur les aliments, éd. Fayard
Dr Frédéric SALDMANN, Le grand ménage, éd. Flammarion
Aujourd’hui les amis, nous abordons un sujet qui ne plaira pas à tout le monde, enfin surtout pas aux grands groupes industriels (pour changer ; )
Dans la jungle des étiquettes alimentaires, nous avons déjà vu qu’il était bien difficile d’y comprendre quelque chose lorsque les mots sont en toutes lettres, mais alors que dire lorsque l’on nous sert une succession de codes tels que E 210, E420, E 461…
Apprenons donc à nous méfier des messages codés, quand on est fier de ses ingrédients, nul besoin de les travestir derrière des combinaisons douteuses…
Intervention du Dr CHEVALLIER :
Personne n’ignore que les produits alimentaires sont fabriqués dans des laboratoires de chimie utilisant des colorants, édulcorants, émulsifiants, texturants… mais ce que l’on ne connaît pas, c’est l’impact de tous ces additifs sur notre santé !
Il existe plus de 350 additifs, auxquels il faut ajouter tous les colorants.
Pris chacun isolément, ils sont peut-être inoffensifs à faibles doses, mais ils entrent en interaction entre eux créant de nouvelles formules chimiques qui se modifient une fois
de plus lorsque nous les ingérons : autant dire que nous ne savons pas véritablement ce que nous mangeons, et encore moins les conséquences de ces aliments sur
notre organisme.
Les études sur la chimie dans l’assiette sont aujourd’hui insuffisantes.
Par exemple, le Dr CHEVALLIER n’hésite pas à qualifier certaines glaces achetées au supermarché de véritables « technologies alimentaires », avec 40 ingrédients, il vaut mieux encore les faire soi-même, la recette est simple : 500 g de fruits, 1 blanc monté en neige et un peu de sucre !
C’est plus économique, et tellement meilleur pour votre santé.
Le même constat peut-être fait pour le yaourt, le pain, les pizzas… car l’étiquetage n’est pas satisfaisant, il n’indique pas les proportions d’acides gras saturés et trans notamment, qui sont pourtant tellement nocifs !
L’idéal serait de revenir un peu plus au faire soi-même, surtout avec tous les petits rebots ménagers que nous avons à notre disposition de nos jours.
Ce qu'il faut retenir :
Cela peut amener des problèmes de satiété, d’obésité pour des raisons que j’évoquais ici notamment
Le conservateur E 320 est potentiellement cancérogène, or lorsque l’on a un doute sur un produit, le principe de précaution devrait être appliqué (surtout pour les femmes enceintes), mais les lois du marché sont impitoyables…
- de l’amidon, alors au niveau calorique, cela revient au même
- ou du gras, alors le produit « light » est encore plus gras que le produit d’origine !
Une étude du Los Angeles Time démontre même que le risque de grossir avec un soda light est de 60% contre 40% avec un soda normal…
Intervention du Dr SALDMANN :
Nous passons à présent à l’élimination : fonction essentielle de l’organisme et pourtant, rares sont ceux qui lui accordent assez d’importance.
En effet, les chiffres sont éloquents : par exemple, 14 millions de français se retiennent d’uriner, ce qui augmente de 50% le risque de
cancer de la vessie (qui est au 2ème rang des plus nombreux).
Logiquement, l’urine contenant des toxines, ces dernières doivent rester le moins longtemps possible en contact avec la vessie pour ne pas l’altérer.
Le Dr SALDMANN vous conseille aussi d’uriner après un rapport sexuel, pour « nettoyer », surtout si vous êtes sujettes aux cystites.
Pour les hommes, sachez que 21 éjaculations minimum par mois réduirait les risques de cancer de la prostate (tout comme manger des tomates
cuites et des graines de courges !)
Ne pas boire trop chaud, avaler moins d’air (donc ne pas trop parler en mangeant éventuellement ; ), ne pas se
retenir d’éructer, et attention aux remontées acides pour limiter les risques de cancer de l’œsophage.
La constipation est également à prendre en considération, en arrêtant de croire qu’aller à la selle 1 fois tous les 3 jours est un rythme satisfaisant.
Les naturopathes vous diront qu’une élimination quotidienne est optimale voire nécessaire.
Les pharmaciens vendent 60 millions de boîtes de laxatifs en France chaque année… peut-être que si nous mangions plus de fibres (très présentes dans
les fruits et légumes, plus dans les figues que dans les pruneaux par exemple) en n’oubliant pas de boire de l’eau, et de marcher un peu pour réveiller
naturellement cette paresse intestinale !
La transpiration n’est pas un sujet très glamour mais c’est aussi une fonction d’élimination des toxines, des acides lactiques et une voie d’évacuation de l’acidité de notre organisme, il est donc préférable de ne pas vouloir la stopper.
OK pour les déodorants (comme la pierre d’alun ou autre) mais attention aux anti-transpirants ! Ils contiennent des sels d’aluminium dont vous avez certainement dû entendre parler dernièrement… et pas en bien.
Pleurez si vous en avez envie, arrêtons d'associer cela à une marque de faiblesse, c’est un système de régulation et de défense, un déstressant naturel (comme le bâillement d’ailleurs) qui vous permettra de mieux repartir (valable aussi pour vous Messieurs ; )
Toutes ces préconisations ne nous dispensent évidemment pas de respecter les autres et les règles de la bienséance, nous pouvons accéder aux besoins d’élimination de notre corps en restant
courtois et discrets, il ne s’agit pas de vous sentir mal à l’aise ou d’incommoder votre entourage ; )
Excellente journée à tous ; )
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