Dimanche 4 mai 2008

Invités :

Laurence WITTNER, Palmarès 2008 des cosmétiques, éd. Leduc

Sylvie SCHAFER, pharmacienne, naturopathe

Joëlle LEGUEHENNEC, naturopathe

 

Commençons d’abord par quelques conseils sur l’alimentation avant de tomber enceinte (et valables quoi qu’il en soit) puis sur l'alimentation des bébés avant de se pencher sur les huiles essentielles et produits cosmétiques les plus adaptés pour eux.

 

Avant la grossesse :

Manger plus de poisson est très important pour bénéficier des acides gras essentiels qu’ils contiennent : en effet, le cerveau du bébé a besoin de ces acides gras pour se constituer, donc il faut en manger sinon l’enfant les piquera à la mère (ce qui explique que les femmes ont souvent moins de mémoire après un accouchement !)

Bien évidemment, il faut varier les huiles végétales (tournesol, colza, olive, argan…) et celles-ci doivent être de bonne qualité, bios de préférence car les huiles dissolvent très bien les pesticides, donc on retrouve tout dans son assiette (hummm…).

Il est important de manger bio pour avoir le moins de pesticides possible car ces derniers altèrent la fécondité féminine, mais surtout masculine !

Il vaut mieux privilégier les viandes blanches, le poisson à la viande rouge.

Nécessaire de manger des légumes crus et cuits à chaque repas, une alimentation équilibrée tout simplement.

 

Après la naissance :

Nos trois intervenantes sont d’accords pour dire qu’il ne faut pas diversifier trop tôt l’alimentation de nos enfants, et que l’idéal est d’allaiter, quand c’est possible, le plus longtemps possible (jusqu’à 24 mois maxi).

 

Elles considèrent les produits laitiers comme une erreur alimentaire pour une femme enceinte. Les produits laitiers déséquilibrent beaucoup trop la flore intestinale (donc notre immunité en pâtit) et c’est très regrettable car c’est la mère qui transmet son immunité au bébé en l’allaitant surtout, mais aussi lors de l’accouchement car le bébé boit la flore intestinale de sa mère dans le vagin, et se constitue ainsi sa propre flore car il en est dépourvu jusqu’à ce moment.

A noter que le lactosérum ressemble quand même plus au lait maternel, contrairement à la caséine du lait de vache qui est plus adaptée au veau.

Pour allaiter, il faut le vouloir car sinon cela peut créer un conflit entre la mère et l’enfant, qu’il vaut mieux éviter, donc cela doit rester un plaisir.

Avant 6 mois, évitez le lait végétal pour un bébé car il ne contient pas de protéines.
Si vous devez remplacer le lait maternel, celui qui lui ressemble le plus est encore le lait de jument ou d’ânesse, qui est certes un peu cher, mais les juments sont traitées à l’homéopathie, pas d’antibiotique, etc… alors pensez que cela peut faire un très joli cadeau de naissance au lieu des indétrônables grenouillères et autres bavoirs en quadruple exemplaires.

 

Lorsque l’on allaite un enfant jusqu’à 11 ou 12 mois, il n’a pas besoin d’autres aliments.

Si l’allaitement est difficile, il est possible de diversifier l’alimentation avec des légumes tout d’abord pour ne pas habituer le bébé au goût sucré et ils sont moins allergisants : donc après 6 mois par exemple, vous

pouvez essayer de donner une petite patate et un légume différent chaque jour, et ensuite petit à petit introduire les fruits.

Après 8 mois, vous pouvez commencer à introduire une petite cueillere à café de protéines par jour.

 

Petit point sur les petits pots et autres plats préparés « pour bébés » :

 

Souvent, les mamans donnent ce genre de préparations à leur enfant en ayant très bonne conscience car la publicité nous vante leur « équilibre nutritionnel » et le plein de vitamines pour les enfants (merci la pub !).

 

Sylvie SCHAFER nous ouvre les yeux sur la réalité de ces plats : il s’agit de légumes en conserve, et comme nous n’imaginerions pas manger des boîtes de conserves tous les jours, pourquoi infliger ce régime à nos enfants ? Par ignorance me direz-vous car vous ne le saviez pas… et bien maintenant vous savez.

Ces petits pots doivent donc être occasionnels car c’est pratique effectivement, rapide, mais faire cuire un légume à votre enfant sera aussi rapide, et tellement meilleur pour sa santé.

 

Dernier argument s’il en fallait un : ces plats préparés contiennent du sucre, du sel, du gras et se trouvent dans des contenants en plastique à passer au micro-ondes ! Lorsque le plastique qui est en contact avec les aliments est chauffé, des substances nocives (« stalacs ») passent dans les aliments que l’enfant mange (ça marche aussi pour nous !) et c’est un facteur de croissance cancérigène, de problèmes d’oestrogènes, etc…

 

Enfin, croyez qu’un enfant ne refusera pas de manger, même des légumes, si ses parents mangent avec lui, la même chose que lui !

 

 

Quelques huiles essentielles (HE) pour enfant :

 

Comme on l’a déjà vu, les HE peuvent être dangereuses si elles sont mal utilisées, et pour un bébé qui ne parle pas, il vaut toujours mieux aller voir un médecin en cas de doute puis être accompagné par un aromathérapeute.

 

En voici tout de même 3 qui valent le détour :

 

Thym à linalol : très doux pour un bébé, elle est utilisée dans les hôpitaux, anti-infectieux très efficace en diffusion pour tous les problèmes ORL, 5 min de diffusion par heure et jamais quand un bébé de moins de 6 mois est présent dans la pièce. C’est régulant donc elle calme, tonifie et régule l’appétit.

 

Bois de rose (à 80% de linalol) : très douce, n’irrite pas, à appliquer sur la peau mais toujours diluée dans une crème, du beurre de karité ou une huile (noyau d’abricot ou macadamia par exemple) en massage sur le haut du dos du bébé pour les problèmes ORL, mais c’est également très bien contre les fesses rouges à cause des couches.

 

Petit grain bigarade : à respirer, cette HE équivaut au gros doudou, comme un câlin pour réconforter l’enfant surtout dans les phases de séparation d’avec la mère, ça l’aidera à lutter contre ses angoisses. Il est possible d’en mettre une goutte sur le doudou de l’enfant, ou de mettre quelques gouttes d’HE complétée par une huile végétale dans une petite fiole quand

l’enfant est plus grand et qu’il pourra sentir dès qu’il sent une petite angoisse au cours de la journée.

 

 

Passons maintenant aux bons conseils cosmétiques distillés pas Laurence WITTNER :

 

Il est très important de choisir des cosmétiques efficaces mais inoffensifs pour vos enfants, surtout pour les bébés qui n’ont pas de barrière protectrice sur la peau contrairement aux adultes.

Attention aux gels lavants et aux lingettes très pratiques mais qui contiennent beaucoup de substances toxiques.

 

En réalité, vous n’avez pas besoin de beaucoup de produits, trois suffisent :

  • un pour le laver
  • un pour le siège souvent irrité
  • un pour une petite toilette rapide dans la journée

 

Il est préférable de choisir un produit sans colorant, sans parfum, alors c’est déjà bon signe sur le reste de la composition du produit.

 

Si vous voulez parfumer bébé, choisissez tout simplement une eau florale.

 

Enfin, dernier petit test que vous pouvez faire vous-même et qui vous mettra désormais la puce à l’oreille : plus un produit mousse et plus il contient de tensioactifs agressifs pour la peau et c'est bien inutile lorsque l'on sait que c’est pas la mousse qui lave !

Petit bémol : lorsque les tensioactifs sont dérivés du sucre ou de la betterave, ils seront déjà moins agressifs.
 

Quelques marques recommandées : Bébé Cadum, Avène, Cattier, Forest People, Bioderma…

 

 

 

 

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Samedi 3 mai 2008

Invités : Sylvie CHERMET-CARROY, graphologue, Ce que révèlent vos gribouillis, éd. Courrier du livre

 

 

Aujourd’hui, il va m’être un peu compliqué de retranscrire les propos de notre graphologue car ce n’est pas une science exacte, l’interprétation d’un gribouillis (oui c'est invariable ;) peut différer d’une personne à l’autre car le dessin n’est jamais exactement le même… alors je vais vous donner quelques grandes idées car il est très intéressant de se pencher sur la question même s’il faudrait avoir l’expert en face pour plus de précisions !

 

Dans une écriture, on s’applique à être lisible alors que le griffonnage est complètement spontané, instinctif, impulsif, il révèle donc plus qui nous sommes puisqu’il est tracé pour soi-même, il n’est pas destiné à être montré.

C’est riche de symbolismes, cela révèle des traits comportementaux, intimes.

 

C’est souvent une forme répétitive que l’on gribouille, par exemple, si c’est une fleur, ce sont des gens qui aimeraient que la vie soit plus douce.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas un retour à l’enfance, c’est un retour à la créativité ! 

Parfois, on peut gribouiller sans s’en rendre compte, c’est bien car ça libère des tensions, un noircissement répétitif traduit une anxiété ou une angoisse par exemple.

Aussi, cela peut être pour s’évader, et parfois, c’est pour activer la réflexion, la concentration mentale (surtout quand on gribouille des formes géométriques).

 

Une modification de griffonnage sur 2 ou 3 ans peut révéler un changement d’état d’esprit.
Sur la feuille, lorsqu’il se situe :

Plutôt à gauche, c’est une réserve, une retenue, le passé 

Plus à droite, c’est un pas vers le futur.

En haut : c’est l’idéal, le mental, spirituel, l’esprit

En bas : au fond de soi, ce qui est caché, terrien, concret, la vie de tous les jours

 

La couleur peut également être significative :

Rouge : passion, autorité, force, colère, énergie

Bleu : douceur, réceptivité, affectif

Noir : neutralité, souci d’objectivité

 

Quelques exemples de gribouillis :

 

Cube : c’est un carré en perspective donc qualité d’abstraction

 

Carré simple : recherche de stabilité, avec des traits droits, des angles, c’est une personne qui ne change pas beaucoup d’opinion, fixité

 

Quand on revient sur un trait plusieurs fois : côté obsessionnel, de revenir sur les choses pour se faire bien comprendre, souci pour matérialiser certaines choses

Damier : dualité, phase de recherche, grandes décisions à prendre, question sur sa destinée

 

Fleur : personnes qui aimeraient que la vie soit plus douce

 

Griffonner sert aussi de libération, l’aspect répétitif permet de se libérer, comme un exutoire, on est plus prêt à passer à l’acte. On dit nos attentes et nos envies par ce mode, comme une auto thérapie.

 

Rondeur : féminité et affectif

 

Spirale : c’est un mouvement continu, donc volonté de communiquer en douceur, une personne qui va vers autrui, se préserve, retourne vers autrui, se préserve… on est dans la conciliation, quelqu’un qui ne veut pas perdre ce qu’elle met en place, très relationnelle

 

Flèches : mouvement pointu, phallique, désir d’ascension, de combativité, élan, comment on s’investit dans un but.

Si c’est noirci, on a peur de ne pas aboutir.

Si elle va vers le bas, on retient cette impulsion.

Si elle est montante, on aspire à…

Si elle est horizontale, on fonce mais si elle est dirigée à droite, il y a peut-être un problème avec l’autorité.

Si c’est une flèche avec une pointe à chaque bout, c’est un déchirement, on ne sait pas quoi faire, inefficacité, faut élucider pour ne pas stagner !

 

Chien : affectif, fidélité, rapport dominant-dominé

 

Soleil : c’est lié à l’ego, au rayonnement personnel, parfois au père, désir de rayonner par rapport à ce que l’on est, alors que l’étoile, c’est la volonté de briller un peu plus superficiel.

 

 

Ensuite, passons à la phase pratique, chacun prend une feuille A4, blanche, et dessine un arbre ! (avant de lire la suite sinon le test sera faussé !)

 

L’interprétation qui peut en être faite est stupéfiante, personnellement, j’ai soumis à cet exercice tout mon entourage, et tout le monde se prête au jeu de bon cœur. Je commence à avoir une jolie collection ! Chaque arbre est unique car chaque personne est unique.

 

La couronne de l’arbre bien ronde traduit une bonne communication, de la courtoisie, gentillesse, si elle est bien fermée sur le tronc, c’est une personne secrète. La couronne c’est le monde de l’imaginaire, de l’esprit, de l’affectif. Si elle n’est pas faite d’un seul trait, c’est un relationnel réfléchi pour pas faire de peine et agir en douceur.

Un tronc ouvert c’est être ouvert sur son inconscient, ce que l’on a au fond de soi. Un tronc très fin, pas très solide révèlera un manque de réalisme.

Les racines ouvertes sur le bas, c’est un désir de comprendre ce qu’il se passe au plus profond, dans la sexualité aussi.

Les branches qui montent, c’est la spiritualité, la créativité, beaucoup d’idées.

La marque noire sur le tronc, bien ronde et bien au milieu (la cachette pour les oiseaux en quelque sorte), ça peut être une cicatrice ou un côté narcissique, désir de se comprendre, peut exprimer le doute de soi qui peut empêcher d’avancer, blessure, pourquoi ce doute ?

Si cette marque est plutôt au pied de l’arbre, c’est un traumatisme vécu au démarrage de la vie.

Les fruits symbolisent le désir de s’emparer de quelque chose de bon, une personne sensuelle qui aime jouir de la vie.

Un sol un peu montant, c’est la volonté d’ambition, si le sol est mouvant, manque d’assise.

Si l’arbre est plus à gauche, cela peut être une hésitation à se lancer mais si le sol est net, on y arrive. La gauche représente le passé, la mère, et la droite représente le relationnel, le père.

Une absence de sol c’est encore une fois l’ouverture sur l’inconscient, l’imaginaire, potentiel très créatif.

Un grand tronc c’est la puissance, et si on le colore partiellement, c’est que la puissance est exprimée avec des nuances.

Si l’arbre est tout petit sur une feuille A4, c’est un potentiel qui n’est pas encore exprimé.

Les branches comme des pics, c’est une personne qui sait se défendre quand il faut et si elles sont anguleuses, c’est une personne avec des idées assez arrêtées, alors il faut discuter pour la faire changer d’avis.

Les feuilles c’est une souplesse sur les branches, traduit de l’application.

 

 

Amusez-vous à demander autour de vous que l’on vous dessine un arbre (ou un mouton ; ), même sans pouvoir l’interpréter, c’est très distrayant, chacun le fait avec plaisir!

 

 

 

 

 

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Vendredi 2 mai 2008

Invités :

Dr Danièle POMEY-REY, dermatologue, La peau et ses états d’âme, éd. Marabout

http://www.vues.fr/vues/lire_vues.php?idv=108

Dr Sylvie Hénault de Calan, dermatologue 

 

La peau et le cerveau ont à l’origine le même tissu embryologique, c’est au 21ème jour chez le fœtus qu’ils se scindent. Ces deux organes fabriquent des neuromédiateurs, toutes nos émotions ressurgissent sur notre peau.

 

La peau est aussi notre plus grand organe, le plus étendu, c’est l’organe de contact et de protection.

L’organe principal de communication est la peau et elle renvoie dans le cerveau à la parole, au langage. Ce qui n’est pas exprimé par la parole le sera souvent par la peau (il vaut d’ailleurs mieux que ça sorte d’une façon ou d’une autre !).

 

Après un deuil par exemple, on peut avoir des taches brunes qui apparaissent sur la peau, elles sont d’ailleurs appelées « taches de cimetière ».

La peau parle, révèle nos non-dits, elle peut appeler à l’aide, elle absorbe et capte tout.

 

L’émission est interactive et invite donc les téléspectateurs à faire part de leurs interrogations :

 

1er témoignage : une jeune femme appelle pour de l’eczéma sur le dos, urticaire sur les mains, mycose au-dessus des oreilles, elle souffre de boulimie-anoréxie depuis 12 ans, elle arrive aujourd’hui à ne prendre que trois repas par jour mais sa peau ne s’arrange pas.

 

Comme elle en est bien consciente et qu’elle en parle bien verbalement, nos dermatologues pense que tout va rentrer dans l’ordre, progressivement, il faut être patiente. Il faut un double travail d’écoute et de dermato, ou un dermato qui a cette double étiquette.

Pour trouver un bon praticien, il faut se fier au bouche à oreille, en l’espèce, elles conseillent à la jeune femme d’aller voir un psychologue ou un psychiatre avec une formation de psychanalyste pour travailler sur l’inconscient.

L’hypnose peut soulager le symptôme mais pas en profondeur car ça doit venir de soi et l’hypnose c’est plus un tiers qui nous détend.

Les « psy » arrivent à entendre ce que l’on dit sans que nous-mêmes ayons conscience de l’avoir dit.

80% des maladies de peau ont une origine psychologique, elles touchent des personnes qui ont beaucoup de choses à dire mais n’y arrivent pas alors ils s’expriment par leur peau car en grandissant, on maîtrise peu à peu nos émotions et certaines personnes n’arrivent pas dépasser ce stade de petite enfance où l’enfant qui ne sait pas parler s’exprime à travers sa peau.

 



2ème témoignage
: : une femme expose le cas de son garçon de 6 mois qui a de l’eczéma sur les joues et le cou depuis 3 semaines.

 

L’eczéma traduit l’angoisse de séparation en général mais faut pas dramatiser car il y a aussi une part héréditaire puisque la mère de l’enfant en l’espèce a aussi de l’eczéma.

Aussi les lainages sur une peau sèche en hiver peuvent provoquer de l’eczéma, la lessive également parfois, mais l’alimentation moins. Donc ici, si la mère est angoissée, le bébé qui est une éponge émotionnelle absorbe ! Il faut lui parler car la parole peut avoir une valeur thérapeutique.

La cortisone en crème ne pose pas de problème mais même un simple lait corporel sera bénéfique car le simple geste de l’étaler sur la peau de l’enfant rétablit le contact, c’est un geste anti-séparation, c’est rassurant et l’eczéma se soigne tout simplement. L’eczéma c’est surtout une peau sèche donc il suffit bien souvent d’hydrater !

  


 

3ème témoignage : une fille qui appelle pour le psoriasis de sa mère qui en a aux coudes, genoux et elle veut savoir s’il y a un facteur héréditaire

 

L’hérédité est de 40%, ça peut apparaître ou non, le psoriasis est la maladie du stress et selon les gènes, le stress s’exprimera de telle ou telle façon. Il arrive donc que l’on ait la carte génétique sans jamais développer de psoriasis.

Il y a une hérédité psychique transgénérationnelle, on peut transmettre certaines choses (certains ont sans doute entendu parler de la psychogénéalogie…).

Le témoin explique que sa mère a perdu son père à 16 ans, et qu’elle a déclenché son psoriasis après, alors il faudrait réparer ce deuil pour empêcher la transmission.

Les personnes qui développent du psoriasis ont souvent un caractère introverti, elles ne parlent pas beaucoup, il est donc nécessaire de mettre des mots sur ces émotions, ça peut être une colère rentrée.
En général, le soleil est bénéfique mais il peut y avoir des exceptions.

 


 

4ème témoignage : une mère qui appelle pour son fils de 23 ans qui a du psoriasis depuis l’âge de 7 ans aux aisselles, à l’aine, au creux du genou, il a même la cheville inflammée depuis quelques temps, c’est du rhumatisme psoriasique alors il faudrait trouver la symbolique de la cheville car l’inflammation traduit une colère.


Il faudrait donc trouver un psychiatre-psychanalyste avec lequel ce jeune homme pourra parler car il y a une relation entre son côté introverti, ses chocs et sa peau, ça peut être une écoute bienveillante, neutre car cela a une valeur thérapeutique.

 

 

Je vous conseille également le livre de Michel ODOUL, Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi Le Lexique, éd. Albin Michel, une pure merveille, pour comprendre la signification d’une pathologie, souvent bluffant !



 
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Jeudi 1 mai 2008


Invités :

Fabiola FLEX, N’avalons pas n’importe quoi, éd. Robert Laffont

Dr Patrick TOUNIAN, L’obésité de l’enfant

Laurence WITTNER, Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? éd. Leduc




En principe, les étiquettes doivent donner des renseignements, mais un chef de produit qui cherche toujours des arguments pour faire vendre va privilégier l’argument santé (très vendeur) et du coup les informations qui ressortent en gros sur un paquet cachent souvent bien d’autres choses derrière…

Par exemple : les 10% de matières grasses seront mis en avant sur un paquet de biscuit dit pour la  ligne alors que sur un biscuit de la même famille mais basique, nous ne trouverons que 2% de matières grasses ! Votre bonne conscience vous poussera donc à acheter le biscuit « ligne » alors qu’il est plus gras en réalité, vous l’aurez en plus payé plus cher à cause du packaging, finalement le score c’est : Marketing 1 – Vous et votre porte-monnaie 0

 

Le décryptage des étiquettes demande donc une vigilance de chaque instant, enfin surtout au départ car vous prendrez vite la main !

 

Que dire des alicaments ?

 

Vous savez ce sont ces aliments à qui on (la publicité !) attribue des propriétés bénéfiques pour la santé.

Sachez d’abord qu’il est bien connu depuis la Grèce antique que « notre alimentation doit être notre premier médicament », mais à l’époque, les margarines qui réduisent le taux de cholestérol n’existaient pas ! Alors point de miracle, les gens se contentaient de manger de façon équilibrée des produits de base et de saison.

Aujourd’hui, nos invités précisent que ces margarines « magiques » par exemple, ne s’adressent pas à ceux qui veulent prévenir une hypercholestérolémie, ce serait même dangereux pour eux ; les études scientifiques s’accordent à dire que les seules personnes qui pourraient en retirer un bénéfice sont les personnes ayant déjà eu un problème cardiovasculaire grave (comme l’infarctus).

 

Le modèle d’un matraquage marketing type (et réussi !) ce sont les fioles de pro biotiques (genre Actimel pour pas les citer) : ils exploitent des réalités scientifiques mais non forcément prouvées sur les catégories de personnes visées ! Je dis que c’est réussi car avouez que l’on a envie d’y croire, mais vous trouverez beaucoup plus de pro biotiques (essentiels pour notre flore intestinale elle-même à la base de nos défenses immunitaires) dans un jus lactofermenté que dans ces petites fioles, pour avoir des précisions à ce sujet, tout est expliqué dans ce post.

 

Les grands groupes agro-alimentaires (Unilever, Nestlé, Danone) ne jouent pas vraiment la transparence, ils mettent des choses en plus sur les étiquettes pour noyer d’autres choses parfois.

 

La liste des ingrédients représente la carte d’identité d’un produit alors je vais vous donner un repère simple : plus la liste est simple et courte et moins c’est louche !

En fait, un peu de bon sens suffit : il ne faut pas croire qu’on va maigrir en mangeant du chocolat et des gâteaux même « allégés » !

 

Exemple de Fabiola FLEX : le jus de fruit sans sucre ajouté contient 13.5 g de glucides et le cola, 10.6 g

Alors les gens prennent le « sans sucre ajouté » mais cela ne sert à rien car ce serait apparemment exactement le même sucre que dans le cola…

 

Ce sont tout de même tous de bons produits, que l’on peut manger, mais sans en abuser, il faut savoir mesurer pour ne pas tomber dans l’excès. Les allégations sont vraies, mais les sous-entendus sont abusifs, tout simplement.

 

Chacun doit adapter son alimentation à ses besoins, rien ne sert de trop s’alarmer, il n’y a pas de norme car chacun est différent MAIS certains aliments sont quand même mauvais pour tout le monde comme le « sirop de glucose-fructose » lorsque le glucose et le fructose sont associés, car ça donne un sucre qui n’est métabolisé comme les autres donc il crée un problème dans le message de satiété au cerveau, il peut augmenter le risque d’obésité chez les enfants.

A ce moment-là, petite incartade entre Laurence WITTNER et le Dr TOUNIAN qui ne sont pas du tout d’accords sur les risques concernant le sirop de glucose-fructose, le Dr TOUNIAN l’estimant inoffensif… Perso, je retiens quand même ce que dit Laurence WITTNER.

 

Il y a du lait en poudre parfois dans certains bonbons, des colorants allergènes également, potentiellement cancérogènes, et des substances qui pourraient même augmenter le syndrome d’hyperactivité, mais il ne faut pas devenir parano :

 

TOUT EST UNE QUESTION D’EQUILIBRE

 

 

Si on n’a aucune prédisposition spéciale pour grossir par exemple, on peut manger de tout de manière équilibrée.

Il faut éviter les produits trop transformés, trop associés, revenons un peu plus souvent aux basiques ; )

 

 

 

 

 

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Jeudi 1 mai 2008

Pas invitée cette fois-ci mais son livre vaut le détour :
Laurence WITTNER, Le palmarès 2008 des cosmétiques, éd. Leduc


Ils gagnent de plus en plus de terrain sur le marché de la cosmétologie. En partant du constat que dans les pays pauvres les femmes sont belles en utilisant des produits simples (huiles végétales, matières premières de qualité…), pourquoi ces trésors de beauté sont-ils méconnus chez nous ?

 

Nous pouvons faire un parallèle avec le marché de l’alimentaire, où le consommateur est de plus en plus avisé, en quête de sens et d’authenticité. Les grandes marques de cosmétiques rachètent des marques biologiques (l’Oréal pour Sanoflore, mais Clarins également).

 

Tout ce qui est commercialisé n’est pas forcément inoffensif pour la santé (on citera l’exemple des cigarettes ou de l’alcool). En effet, il existe de nombreuses substances chimiques dans toute sorte de produits, notamment dans les cosmétiques.

Bien sûr, pas d’affolement car le réel danger réside dans l’accumulation de ces molécules dans un même produit, ou au fil des années. Suffit donc simplement d’être vigilant.

 

Tendance observée : tous les supermarchés veulent développer leur propre gamme de cosmétiques bios, mais pour le moment, leur cahier des charges n’est pas compatible… on peut au moins se réjouir car l’intention est là !

Une vraie technologie du naturelle est en train d’émerger.

 

Différence entre un cosmétique non bio et bio : c’est essentiellement la base qui diffère car en bio, la base est elle-même un principe actif (ce n’est pas juste de l’eau).

A noter : sur une liste d’ingrédients d’une étiquette, les trois ou quatre premiers constituent 90% du produit.

 

Bio ne veut pas dire inefficace car un cosmétique bio peut être plus efficace qu’un autre produit, et attention aux idées reçues : une peau grasse  peut tout à fait recevoir une huile (et même avec plaisir !) pour peu que cette huile ne soit pas minérale ou chimique, une huile végétale bio aidera la peau à se réguler.

Ces produits naturels sont plus assimilables par la peau qui les reconnaît, et donc plus efficaces.

 

 

Qu’en est-il des labels ?

 

Un label bio (AB, Ecocert pour la France, ou BDIH pour l’Allemagne par exemple) est un gage de naturel, mais il existe des limites car l’eau comme l’argile ne peut pas être certifiée biologique alors qu’elle compose en partie les produits.

 

Quelques marques recommandées : Weleda, Fits, Naturel d’Argan, Jean Christophe (= le tout végétal), Douce Angevine, Cosmétane, B. comme bio, Sweet Cotton, Cattier, Forest People…

 

Le plus facile c’est souvent de les trouver sur Internet (sur les sites Mlle Bio ou Cosmaterra par exemple).

Précisons que contrairement à l’alimentaire, tout ce qui est soin est en général moins cher en bio, lorsque l’on pense aux prix exorbitants de certaines crèmes chez Séphora ou Marionneaud…

 

 

Conclusion : il y a les produits conventionnels, les produits labellisés et les produits qui font plus. Nous pourrons bientôt concilier innovations technologiques, progrès et respect de l’environnement.

 


Vous ne connaissez pas Sophie Macheteau et Bionessence?
Je vous en parle dans un prochain post, en attendant :
 http://www.bionessence.fr/

 

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